Millenium Stieg Larsson (Actes sud, collections Actes noirs) 1/2

Pour ma part, et conformément à ma bonne résolution 2012, je freine le macchabé pour me tourner vers des auteurs contemporains, à succès qui plus est !

Quoi de mieux dans cette catégorie que Amélie Nothomb et la série Millenium ?

Le petit jeu ci-dessous est, je l’avoue, un poil exagéré comparé à ce que je retiens de ses bouquins.

L’ennui c’est sa notoriété. Comme les films à propos desquels tout le monde te dis:

« _Mais va le voir c’est Gé-NI-AL! et en plus jsuis sûr que ça va trop te plaire

_mmmm…. »

Et après lecture c’est un peu la même: « _mm… »

Je lui reconnais de l’humour, et des angles de vues intéressants. Particulièrement pour Métaphysique des tubes. C’est intelligent ce point de vue sur l’enfance. Cependant l’écriture en elle-même, le style… m’a laissé indifférente. Et puis des fois j’avais l’impression d’entendre sa voix, son timbre et tout me lire le bouquin, et j’aime bien être seule dans mon cerveau quand je lis, c’est un minimum !

 

Cela étant dit. Millénium. C’est dommage l’autel que je suis en train de construire à la gloire de ces bouquins n’est pas fini, je ne peux donc pas en publier une photo😦

Même s’il est vrai que Stieg Larson est un poil à contre courant de ma résolution 2012 sur la lecture des auteurs non-morts. Mais bref.

Coup de foudre d’autant plus fort qu’il y a réconciliation avec l’image que j’avais du polar avant, et largement illustré dans mon esprit par ça….

(NB: je ne me permettrait pas de dire vraiment du mal d’Hercule Poirot car ma maman serait contre, et j’admets que c’est d’un niveau supérieur, mais, globalement, dans mon esprit, polar ça allait et venait entre suranné, vieillot ou carrément ringard.)

 

Puis vint Millenium.

Et Dieu dit « Stieg fait quelque chose »

Et Stieg fit.

Et Dieu vit que cela était bon.

C’est moderne, on peut dire qu’il a crée quelque chose qui fait écho à son époque, avec des « héros » pas loin de l’îcône.(La classe de Lisbeth Salanger ! dans sa catégorie bien sûr, mais une vraie beauté).

Un rythme, qui fait de la lecture une expérience quasi physique. (on piétine avec Blomkvist, du coup on ressent à la fois sa frustration et on « a envie » avec lui, en un mot: on est hameçonné, la truite est ferrée)

La critique de la société est faite subtilement, mais sans concession pour autant. J’entends par subtile qu’elle fait son chemin dans notre esprit au fur et à mesure, et s’y ancre d’autant plus. Il nous fait adhérer à ses idées, ou plutôt Il nous guide à travers un système qu’il met en lumière peu à peu et qui semble n’avoir pas de fin (trois tomes, et des intrigues toutes reliées de près ou de loin, comme si on mettait le doigts dans un engrenage duquel il serait impossible de sortir). A notre tour nous devenons critiques, nous nous indignons car Larson fait naître de l’empathie à l’égard de Lisbeth Salander, qui, du coup, voisine avec le statut de martyr. En témoigne sonseul aspect physique: 1,50m, pas de poitrine, moineau quoi. David contre Goliath.

Pour une description de Lisbeth, il serait facile de dire « gothique ». Ah ! ça ! elle est dark ! Mais ce serait une caricature grossière. Beaucoup plus de subtilité dans ce personnage. Dans son cas pas d’adhésion à un mouvement, elle est devenue (ce qu’on appelle) gothique (selon nos critères extérieurs) et que l’on voit souvent d’un drôle d’oeil car on le soupçonne violent. Lisbeth est le résultat de la violence environnante. Et devenue malgré elle, marginale au possible. Enfin, elle touche au sublime par sa force brute, métallique, sa rage. Par son système de valeurs auquel elle ne fait aucune concession et qui nous interroge. Une vraie beauté, et bien plus une femme que nombre des représentantes du sexe qui se contentent d’avoir et cul et des seins pour se définir comme tel.

Le « système » n’en est pas pour autant une grosse machine bien rodée comme on peut les rencontrer dans les régimes totalitaires et les romans de Kafka. Il y a plus d’absurde dedans, ce sont plus des intérêts communs ou en conflits qui créent des engrenages d’une façon anarchique. De l’absurde et de la médiocrité beaucoup.

Des héros ? cette catégorie a l’air dépassée dans nos sociétés et donc dans les productions artistiques contemporaines. C’est ce que semble confirmer Larsson via « Super Blomkvist ». Dévouement, opiniâtreté et idéaux. Mais qu’en fait-il de ce personnage ? Je vous le dirai quand j’aurai fini le tome 3

[autre livre, autre article : la suite de Millenium et la suite ∂e la critique. normal]

Une réponse à “Millenium Stieg Larsson (Actes sud, collections Actes noirs) 1/2

  1. Pingback: La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette, Stieg Larsson (Millénium 2) | Obsédés textuels·

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