Les cerfs-volants de Kaboul, Khaled Hosseini

Kaboul et les années 70′

Ce roman propose au lecteur une expérience, un voyage au travers de la culture afghane et par les yeux d’un afghan. Soit un double dépaysement : sortir de soi-même et sortir des clichés habituels qui apparaissent dans notre tête à l’évocation du seul mot « Afghanistan ». Par les descriptions on approche de la fierté afghane.

L’histoire est la suivante : un enfant (Hassan) d’une famille aisée, partage le quotidien, les jeux et l’amitié du fils du domestique de son père. Ce domestique est en quelque sorte un frère de lait, seulement le fait qu’il soit Chiite empêche le père de le considérer comme un égal.

Les cerfs-volants sont une passion afghane et chaque hiver, les enfants s’affrontent lors de concours. Les cerfs volants ne se contentent pas de voler, ils se battent dans les airs (des lames sont fixées à leur fil et ils doivent couper le fil des autres). Le gagnant obtient un prestige énorme, et l’avant-dernier cerf-volant dont le fil a été coupé constitue un trophée. L’ami d’Hassan va partir à la recherche du trophée par amitié pour lui. Il sera alors victime d’un groupe d’enfants qui vont le rouer de coups. Hassan est témoin, mais il n’intervient pas. Par la suite, la culpabilité (et une jalousie ancienne) le pousse à évincer peu à peu l’ami, jusqu’à faire en sorte que le père de celui-ci et lui partent de la maison dans laquelle ils habitent tous ensemble depuis toujours.

Autrement dit, des querelles et des cas de conscience « comme des grands » (avec une vraie cruauté finalement).

Puis, la grande Histoire bouleverse la vie de ce personnage : les Russes au pouvoir, les Talibans qui se présentent comme les sauveteurs, l’exil, la vie ailleurs… puis longtemps après le retour aux racines.

Grosse épopée tant géographique que personnelle, un roman qui interroge la revanche et le pardon, et la possibilité de se surpasser sans vraiment le vouloir.

Les cerfs-volants de Kaboul

* * *

Ce roman nous en a évoqué d’autres :
Le jour où Nina Simone a cessé de chanter Darina Al Joundi, Mohamed Kacimi (l’absolu coup de cœur de Mathilde) sur l’idée de l’enlacement entre la petite et la grande Histoire, l’identité et le rapport à un pays déchiré.
Et pour ma part L’Usage du monde Nicolas Bouvier, qui raconte un Afghanistan des années 50′ qui lui aussi présente un autre reflet de ce pays, plus digne et qui a le simple mérite d’être différent. Avec la merveilleuse langue de Bouvier et son regard acéré qui nous permet de saisir des choses essentielles d’une culture
.

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