Peter Pan, tomes 1 et 2 (Londres et Opikanoba) – Régis Loisel

Pour les amateurs de BayyyDayyyy, c’est par là que ça se passe !
Loisel, on ne le présente plus (classique de chez classique), mais quand même, si…

Peter Pan LondresLe Peter Pan de Loisel se présente comme une genèse du Peter Pan que l’on connait. Et quand je parle de la version que l’on connait, je parle évidemment de la version Disney parce qu’honnêtement : combien d’entre nous ont lu le bouquin de J.M. Barrie ? Honnêtement, pas moi. (Un jour probablement…) Je pars donc du principe que le bouquin est probablement moins candy-bisounours que le Disney (devenu champion du monde dans l’art et la manière de faire devenir les gens diabétiques tellement c’est une fabrique à dessins-animés mielleux) (« mais ceci est une autre histoire »… ok, promis j’essaie arrêter les digressions et parenthèses).
La BD se focalise donc sur un détail du dessin animé : la méchanceté et la jalousie de la fée Clochette, très envieuse de Wendy et qui essaie de l’envoyer au casse-pipe.

Au début de la BD, Peter est un enfant des bas-fonds de Londres vers la fin du XIXème siècle, bâtard d’un père qui l’a abandonné à une mère alcoolique pour qui il est presque obligé de vendre ses fesses pour pouvoir lui ramener une pauvre bouteille d’alcool. (Ça fait très Charles Dickens tout ça quand on y pense !)
Peter n’est pas encore Pan.
Il veut s’échapper de ce monde sordide et il rencontre Clochette qui l’emmène au Pays de l’Imaginaire.
C’est sa rencontre avec un faune (« pan » et « faune » sont en gros la même chose) qui va faire de Peter le personnage que nous connaissons : Peter Pan.

Peter Pan Opikanoba

Le Peter Pan de Loisel, c’est donc de l’arc-en-ciel-powa et des tons pastels savamment entrecoupés d’épisodes beaucoup plus sombres voire gores avec des encrages bien marqués dans ces moments-là. La violence de Peter dans l’Opikanoba laisse songeur quant à l’innocence des enfants. Et comme le faisait remarquer Domi à juste titre : les jeux d’enfants, tant qu’ils restent dans le domaine du jeu et de l’imaginaire, ils sont soutenables, mais transposés dans le réel, ils peuvent devenir franchement flippants et trash.

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Peter Pan Opikanoba p5Peter Pan, tome 2 « Opikanoba », page 5 :
shiny-choupi-glowy-love-pastel

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Peter Pan Opikanoba p41Peter Pan, tome 2 « Opikanoba », page 41 :
tout de suite beaucoup moins shiny-choupi-glowy-love-pastel

(même que, j’sais pas si vous avez vu mais dans cette page, il y a la pire insulte de tous les temps :
« sale adulte ! »)

Graphiquement, c’est riche et c’est génial comme du Loisel.
D’un point de vue narratif, il n’y a pas de fausse note.
Il s’approprie l’univers sans le trahir.

Loisel, qui es-tu ?
Petit enfant traumatisé ou adulte à l’esprit retors ayant décidé de secouer un peu les esprits des enfants trop longtemps bercés et nourris aux mélodies écœurantes des Disney ?

Eh ben, Domi, tu nous a proposé une préquelle de Peter Pan ; moi, je vous propose une séquelle : un court métrage (que j’adore !) avec une fée Clochette abandonnée par Peter et qui a perdu le goût de la vie. Une fée Clochette qui ne croit plus aux Indiens, ni à l’amour.

http://vimeo.com/20707646

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