Lire les mille et une nuits en voyage vers les balkans

Lire les Mille et une nuits.

Il faut le faire une fois dans sa vie, mais il faut trouver le moment propice pour ça.

Au moment de choisir le livre qui accompagnerait mon road trip vers la Serbie, devenu Montenegro, transformé en exploration de la Croatie, il fallait un truc qui tape, du mythique, du qu’on-se-souvienne-que-c’était-à-cette-occasion-là-qu’on-l’a-lu.

SAMSUNG CSC

Les pauvres libraires des Bien-Aimés : 45 minutes d’investigations, autour de la littérature beat, du souffle ou de la littérature de voyage… un truc qui tienne au corps quand on le lit place passager sous le cagnard slave. Bref, après qu’elles m’aient présenté une pilette de livres, j‘ai encore réfléchi et je leur ai demandé les Mille et une nuits. On a cherché sur Electre, la base de données et cavernes d’Ali baba des libraires. Et là, séduction : la collection Babel (big up à Mathilde) avec en prime ce magnifique dessin d’un artiste russe qui a créé nombre de costumes orientalisants, merveilleux et magnifiques (mais dont le nom m’échappe…). Il s’agit d’une réécriture de Naguib Mafouz. Ce ne sont pas les nuits originales mais les grands textes mythiques n’ont jamais vraiment d’auteurs.

Bref, juste assez long pour mes dix jours de road. Juste assez dense et nourrissant.

Alors pour résumer je dirais que c’est un peu le récit de crimes et châtiments, d’orgueil et préjugés, d’Icare et du soleil. Des humains, de pauvres petits humains, mortels qui se débattent, se font piéger puis remplacer par d’autres. Chacun leur tour font preuve de prétention et se font punir, dévie du droit chemin et se font remplacer par un autre petit mortel. Par cette dynamique incessante, ces récits m’ont fait penser à Game of thrones (quand on les regarde tous à la suite), une mécanique de digestion se fait sentir. Dans chacune de ces fresques, les humains sont ramenés à des molécules, des micro-organismes qui se font digérer.

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On y trouve toute l’atmosphère des princesses venimeuses qui ont hanté Baudelaire. On y trouve Shariar, le sultan qui a mis son âme dans la balance après une vie de péchés (tuer des vierges chaque nuit) et Shéhérazade, intelligente autant que belle, obligée de tenir sa promesse en restant auprès de lui chaque jour. Attachés tous les deux ensemble.

J’ai lu les Mille et une nuits en allant me baigner à la belle étoile avec

ma meilleure pote. Genre bonheur insolent. Je lirai sans nul doute la version originale de ce looooong poème un jour que je ferai un looooong voyage.

En tous cas celui-ci est définitivement mythique.

Et vous, avez-vous déjà lu les Mille et une nuits ?

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