Ce que j’appelle oubli – Laurent Mauvignier (éditions de Minuit)

« Un homme ne doit pas mourir pour aussi peu. »

Ces mots sont ceux du procureur lors du procès  d’un fait divers, absurde et terrible à Lyon en 2009 : un homme entre dans un supermarché, il a soif, prend une canette et la boit. Le vigile l’interpelle, l’emmène dans un réduit et le bat… à mort.

Laurent Mauvignier se lance dans un texte de 60 pages et d’une seule phrase autour de cet évènement, de ce qu’il révèle de la nature humaine et de ce qu’il évoque pour lui. Il n’y est presque pas question de l’histoire de cet homme-là, il n’est pas nommé mais il n’est pas banalisé non plus. L’écrivain raconte certes, mais pas directement cette histoire-ci et ces 60 pages sont davantage un cri de révolte.

Alors pour répondre au procureur que dire ? Certes, un homme ne doit pas mourir pour si peu, mais quelle est la valeur d’un homme ou de la mort d’un homme ?

Malgré tout une lecture plaisante car l’écriture est délicate et on dépasse l’unique angle du fait divers

COUV_Laurent-Mauvignier-Ce-que-j-appelle-oubli(un ballet a été créé à partir de ce livre par Angelin Preljocaj)

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