Le chant du cygne du coq gaulois est un cri de haine.

Je sais qu’être en colère cela ne fait rien progresser mais c’est sain d’être en colère contre des choses, contre des faits. Mais nous ne sommes ni des choses ni des faits.
Faut pas être en colère contre des gens. On entend qu’on ne peut pas parler avec les gens de gauche, de leur côté les gens de gauche se disent qu’ils ne peuvent pas parler avec les gens de droite. Réversible.

Je ne suis pas vraiment de gauche. D’abord parce que ces frontières politiques n’ont plus de sens. Et ensuite si gauche veut dire le contraire de droite, alors je ne suis pas de gauche.

Je pense que des gens doivent être mis financièrement et d’office, au même stade que les autres, au moment de leur(s) départ(s) dans la vie pour pouvoir y arriver et je pense qu’ils y arriveront aussi bien que les autres. Et je pense que par son modèle politique la France dit à ses citoyens et aux autres : chez nous ce n’est pas l’argent qui fera que vous réussissiez, ce sont vos efforts, votre talent et votre travail (pas étonnant que pleins de gens veulent venir dans notre pays). Et quelque part « cette affirmation de gauche » sert « les aspirations de droite » dans une direction qualitative. Dans un pays au libéralisme dé-bridé les pauvres ne réussiront pas car ils ne sont pas riches ou bien ça se fera au détriment de ceux sur lesquelles ils auront marché. En France notre modèle politique traduit l’idée qu’il y a de la place pour tout le monde et traduit aussi l’ambition que les élites soient, par conséquent, de mérite, de travail et de créativité, et non réunies uniquement par le fait qu’elles possèdent de l’argent. Autrement c’est comme une monarchie où le droit du sang est remplacé par le droit de l’argent.

Je ne suis pas de gauche car je crois qu’un libéralisme raisonné permet effectivement une émulation, et qu’à l’inverse, un État trop sous contrôle administratif comprime les gens et leurs potentiels, entrave la réussite future.

Je pense qu’un conseil municipal devrait être une réunion des différentes forces en présence dans un pays, de façon proportionnelle. Ne plus essayer de savoir qui a le plus raison entre la gauche au sens large et la droite au sens large, mais prendre tout ce qu’ils comptent de forces et tout ce qu’ils ont à apporter. Et ils seraient obligés de s’entendre nos politiques. De faire, plutôt que de se renvoyer la balle et de pirater le travail de l’un ou l’autre en alternance. Voilà ce que j’avais à dire.

* * *

Maintenant si tu veux voter FN parce que t’es en colère, fais-le mais restes droit, ne t’illusionnes pas : c’est un acte de lâche, de paresseux, d’assisté. Qui attend devant son écran qu’un renouveau apparaisse. Qui se plaint que la politique ne s’occupe pas de lui, mais t’inquiètes français, la politique s’occupe de tout le monde. Plus épuisant d’essayer de comprendre le grouillement qui nous entoure. De se rendre compte qu’on n’est rien. Que ton identité n’a jamais été qu’une parcelle infime et mouvante d’une mosaïque bien plus vaste. Français tu n’es rien qu’un afghan comme les autres, qu’un mexicain comme un autre, qu’un arabe comme les autres, qu’un américain comme un autre. Tu ne comptes pas plus qu’eux, tu n’as rien fais de plus qu’eux, tu n’es pas plus important qu’eux, tu n’as droit de regard ni de jugement sur rien.

Le chant du cygne du coq gaulois est un cri de haine.

Au moment où le monde s’ouvre il braille qu’il veut rester le même.

Reste, petit coquelet égal à toi. Toujours le même, idem, parfait.

Perfection perfectionniste. Tu juges les autres.
Tu crées des échelles de valeurs tout seul, tu affirmes qu’elles sont les nôtres

Et le hasard, beau hasard, te place tout en haut. A la bonne heure, bravo.

Le monde a bougé tu te retrouves comme un con. Tout seul dans les nuées tandis que les bas-fonds grouillent, les gens se déplacent et niquent ensemble aussi, ils font plein de petits bâtards ceux de ma génération. Des enfants quarterons, des enfants métisses, baisent avec les  fils des immigrés. Trop tard 🙂 🙂 🙂 C’est ça que tu appelles la perte d’identité.

Alors tu continues de faire ce que tu as toujours fait.
Tu le fais bien tu le perfectionnes, tu le fais dans ton coin, méprisant les autres seulement parce qu’ils ne t’invitent pas dans leur jeu. Pauvre petit français. Tu m’étonnes qu’il ne te reste que ton passé, et l’idée qu’on t’en a donné, si tu ne crées plus de futur.

Plus âpre de remonter les manches que de mettre un bulletin dans une urne. N’attends rien des politiques mais crée ton propre modèle. Ferme ta gueule petit français. Arrête de croire que t’as des burnes pour un bulletin « extrême » dans une urne.

Si tu abandonnes la course c’est ton problème, mais fait-le en silence. Ne vient pas polluer l’oxygène, de ceux qui en demandent.

J’espère que tu ne t’illusionnes pas. J’espère au moins que tu as le courage d’être un vrai FN si tu votes là-bas. Quand tu reviendras dis-nous si on te l’as rendu, la fameuse identité après laquelle tu cours. Vote de protestation mon cul, tu n’as pas de couilles. Tu bandes mou tandis qu’on t’encule.

 

die

 

Publicités

Tu as lu ce livre, donne nous ton avis :)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s