Middlesexe, Jeffrey Eugenides

Par l’auteur de Virgin Suicides, une réconciliation avec le grand roman, le roman fleuve (à partir de 700 pages le terme n’est pas abusif). Entre l’autofiction et l’autobiographie autour de l’hermaphrodisme cousu sur une trame de fresque familiale.

Middlesex EugenidesD’abord la migration des grands-parents grecs aux États-Unis et qui forment un mariage incestueux et portent un gène dont le héros/l’héroïne va hériter à la naissance ainsi que le double sexe.

Fresque familiale qui renseigne sur l’identité, tant de l’individu que d’une nation, on en apprend sur les USA au début du XXe. Le grand père entre chez Ford au moment de l’apparition du travail à la chaîne et de la conception paternaliste du rôle du patron. Du coup la Firme vient vérifier chez vous si les nouveaux arrivants vivent bien « à l’américaine », des cours d’anglais sont dispensés par l’usine et l’année s’achève avec un beau spectacle où tous les immigrés sont mis en scène et chantent leur intégration.

Calliope Stephanides est leur petite-fille et découvre vers ses 14, 15ans et au milieu des années 70 sa particularité. Elle va choisir de conquérir la part masculine de son identité et migrer à San Francisco.

Récompensé par le Prix Pulitzer de la fiction en 2003, il interpelle le lecteur qui reste tout de même conscient de la part de fiction. Le tout dans une écriture très créative qui permet une prise de distance et une déconstruction.

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